Sweet Dreams, Aurélius

Septembre a commencé sous le signe des allergies saisonnières, et cette année, elles ont été particulièrement intenses, au point de nécessiter la prise de médicaments. Pour donner une idée de ce que cela représentait au quotidien, les symptômes incluaient une fatigue extrême, les yeux qui larmoient sans arrêt, le nez qui coule en continu, des boîtes de Kleenex qui se vident à une vitesse impressionnante, une peau irritée par les démangeaisons et, éventuellement, des difficultés à respirer lorsque la congestion devenait trop importante.

Le plus difficile avec ces allergies est leur caractère imprévisible. Elles arrivent par vagues. Parfois, les symptômes ne durent que quelques minutes ou quelques heures avant de disparaître. D'autres fois, ils s'installent pour une ou même deux journées complètes, malgré la médication. C'est épuisant physiquement, mais aussi mentalement lorsqu'on ne sait jamais vraiment quand la prochaine vague frappera. Ce fut également un mois particulièrement stressant, en partie à cause de l'état de santé de mon plus vieux hamster.

Depuis le début du mois d'août, une masse se développait progressivement. Lors de son premier rendez-vous vétérinaire à la mi-août, le pronostic était rassurant. Dre croyait qu'il s'agissait probablement d'une masse bénigne et avait prescrit un antidouleur, avec un rendez-vous de suivi prévu quelques semaines plus tard afin de vérifier son évolution. Trois semaines plus tard, un second vétérinaire, qui avait accès à l'ensemble de son dossier médical, a constaté que la masse avait grossi. Il a également remarqué l'apparition de plusieurs petites masses blanchâtres dont l'origine demeurait inconnue.

Il a d'abord suggéré de les percer afin de vérifier s'il pouvait s'agir d'abcès et, dans ce cas, de proposer un traitement adapté. Toutefois, après son évaluation, il a conclu qu'il ne s'agissait pas d'abcès. Compte tenu de son âge avancé et de l'évolution de son état, il n'y avait malheureusement aucun traitement recommandé. La meilleure chose à faire était alors de le surveiller attentivement et de s'assurer qu'il demeure confortable pour le temps qu'il lui restait. Exactement 48 heures après ce rendez-vous, Aurélius nous a quitté. J'ai vécu beaucoup de tristesse dans les jours qui ont suivi. Malgré la douleur de cette perte, je ressens aussi une immense reconnaissance. J'ai eu la chance d'être auprès de lui jusqu'à la toute fin, de lui dire au revoir, de le tenir contre moi et de l'accompagner alors qu'il prenait ses derniers souffles dans mes bras.

C'est un souvenir à la fois déchirant et précieux que je continuerai de porter avec moi. Septembre aura donc été un mois de fatigue, d'inquiétude et de deuil, mais aussi un mois qui m'a rappelé l'importance d'être présent pour ceux qu'on aime, jusqu'au dernier instant.

Retour au blog

Laisser un commentaire

Veuillez noter que les commentaires doivent être approuvés avant d'être publiés.